Taux humidité maison 70 % : dangers, causes et solutions

Votre hygromètre indique 70 % d’humidité et vous hésitez : faut-il s’alarmer ? À ce stade, l’air est bel et bien trop chargé en vapeur d’eau. Résultat : votre santé trinque (allergies, asthme, infections ORL) et la maison vieillit prématurément (moisissures, condensation, murs qui s’abîment). Dans les lignes qui suivent, on détaille pourquoi ce fameux 70 % est un cap à ne pas franchir, comment mesurer l’humidité sans se tromper, débusquer les causes réelles du problème et, surtout, quelles solutions rapides puis durables mettre en place pour redescendre sous les 60 % toute l’année.

Sommaire

Pourquoi 70 % d’humidité relative pose problème ?

Impact sur la santé : allergies, asthme, acariens

Pour faire simple, l’humidité relative correspond à la proportion de vapeur d’eau présente dans l’air par rapport à ce que celui-ci pourrait contenir à la même température. À 70 %, on dépasse clairement la zone de confort.

Concrètement, que se passe-t-il pour notre organisme ?

  • Explosion de la population d’acariens : au-delà de 60–65 %, ces petites bêtes prolifèrent avec un pic autour de 70–80 %. Plus d’acariens, c’est davantage d’allergènes dans la literie et les tissus.
  • Moisissures invisibles… puis visibles : leurs spores flottent dans l’air avant même de laisser des traces sur les murs.
  • Réactions allergiques en série : nez bouché, yeux qui piquent, toux, crises d’asthme qui s’enchaînent.
  • Infections respiratoires à répétition : rhinites, bronchites, et fragilisation des voies aériennes, surtout chez les enfants et les seniors.

Un air à 70 % d’humidité ne tue pas sur-le-champ. Mais s’il stagne pendant des semaines, les risques grimpent en flèche.

Conséquences sur le bâti : moisissures, condensation, pourriture

Votre intérieur souffre lui aussi. À 70 % de taux hygrométrique, c’est un accélérateur de vieillissement.

  • Condensation sur vitres et murs froids : traces de buée ou gouttelettes au réveil.
  • Moisissures bien voyantes : taches sombres autour des fenêtres, au plafond, derrière les meubles.
  • Peintures qui cloquent, papiers peints qui gondolent, plinthes qui se déforment.
  • Bois qui travaille puis pourrit : parquets, meubles, charpente dans les cas extrêmes.
  • Corrosion des pièces métalliques : canalisations, visserie, gaines de VMC.

L’humidité attaque d’un côté par la condensation, de l’autre en s’infiltrant dans les matériaux. Au bout du compte : factures salées pour refaire murs, sols ou charpente si rien n’est fait.

Normes officielles et zone de confort hygrométrique

Pour savoir si l’on se trouve dans le rouge, on compare les relevés aux recommandations officielles.

  • Confort dans le logement : 40 à 60 % d’humidité relative, autour de 19–21 °C.
  • Chambres : viser 50–55 %, jamais plus de 60 %.
  • Référence santé (OMS) : éviter de dépasser durablement 60 % pour couper court aux moisissures et acariens.

À 70 %, on sort clairement de la zone de confort ; on entre dans la zone à risque, surtout si plusieurs pièces affichent la même valeur.

Comment mesurer correctement le taux d’humidité ?

Choisir un hygromètre précis et calibré

Pas de bon diagnostic sans bon outil.

Le sésame s’appelle hygromètre. Quelques repères :

  • Optez pour un modèle numérique donné pour ±2–3 % HR.
  • L’écran doit afficher température et humidité.
  • Méfiez-vous des gadgets bas de gamme souvent faux d’une dizaine de points.
  • Comptez entre 15 et 40 € pour un appareil domestique fiable.

Comment vérifier qu’il dit vrai ?

  • Installez-en deux côte à côte pendant quelques heures : l’écart ne doit pas dépasser 5 %.
  • Faites le test du sel : dans une boîte hermétique, sel humide + hygromètre → environ 75 % HR. Voyez la différence.

Lieux de mesure et moments clés dans la journée

L’humidité varie d’une pièce à l’autre et au fil des heures. Pour y voir clair :

  • Hauteur : visez 1,2–1,5 m du sol.
  • Loin des radiateurs, rayons de soleil ou fenêtres fraîchement ouvertes.
  • Pas collé à un mur extérieur (gardez 50 cm).

Relevez les valeurs :

  • Le matin, avant d’aérer.
  • Le soir, après douche et cuisine.
  • Par grand froid humide… et par temps plus doux, pour comparer.

L’idéal : salon, chambres, salle de bain, cuisine, ainsi qu’une pièce en contact avec le sol (cave, rez-de-chaussée).

Croiser température et humidité : calcul du point de rosée

70 % HR ne dit pas tout. Ce qui compte, c’est la température et donc le point de rosée.

En deux mots : c’est la température à laquelle l’air doit être refroidi pour que la vapeur se condense.

Plus l’air est humide, plus ce point se rapproche de la température ambiante : d’où la condensation.

Exemple :

  • Air à 20 °C & 70 % HR → point de rosée ≈ 14 °C. Un mur à 14 °C se couvre de gouttelettes.
  • Air à 20 °C & 50 % HR → point de rosée ≈ 9,5 °C : les surfaces restent sèches.

Comment l’utiliser chez soi ? Notez température + humidité, entrez-les dans un calculateur de point de rosée (en ligne, gratuit), puis comparez avec vos parois froides. Vous saurez vite où ça coince.

Facteurs qui font grimper l’humidité jusqu’à 70 %

Activités domestiques : cuisine, douche, lessive

Une bonne part de l’eau vient tout simplement de nos habitudes.

Chaque foyer dégage plusieurs litres de vapeur par jour :

  • Douches/bains : 1 à 2 l d’eau dans l’air.
  • Cuisine : cuisson, lave-vaisselle, bouillons qui chantent.
  • Linge qui sèche à l’intérieur : 2 à 3 l supplémentaires.
  • Respiration, transpiration : environ 40 g d’eau par heure et par personne.
  • Aquariums, plantes tropicales très arrosées… la liste est longue.

Si la ventilation ne suit pas, le taux grimpe vite, surtout l’hiver quand on ferme tout.

Infiltrations, remontées capillaires et défauts de construction

Parfois, la source n’est plus dans l’air mais… dans les murs.

  • Remontées capillaires : l’eau du sol grimpe le long des parois (plinthes gondolées, salpêtre).
  • Infiltrations de pluie : toiture fatiguée, gouttière bouchée, fissures.
  • Fuites de plomberie : joints, évacuations discrets mais redoutables.
  • Mauvaise conception : pare-vapeur à l’envers, isolation qui bloque la migration d’humidité.

Dans ces cas-là, l’air se recharge en permanence. Une simple aération ne résoudra rien.

Influence du climat extérieur et des saisons

Le climat joue sa partition.

  • Régions océaniques : l’air extérieur est déjà gorgé d’humidité.
  • Hiver : chauffage + fenêtres fermées = condensation.
  • Saisons pluvieuses : la maison ne parvient jamais à “sécher” sans ventilation efficace.

Cela dit, même dans une région humide, un logement bien conçu ne doit pas plafonner à 70 %. Si c’est le cas, c’est que plusieurs facteurs se cumulent.

Solutions immédiates pour faire baisser rapidement l’humidité

Aération ponctuelle et ventilation croisée

Premier réflexe : on renouvelle l’air. Toujours.

On procède comment ?

  • Grandes ouvertures 5 à 10 minutes, deux ou trois fois par jour.
  • Créer un courant d’air (fenêtres opposées). C’est très efficace.
  • En hiver, pas d’inquiétude : l’air froid est plus sec. Les murs ne se refroidissent pas, seule l’ambiance change.
  • Ne pas oublier salle de bain et cuisine.

Avec une VMC en état de marche, on peut déjà passer de 70 à 60 % assez vite… si l’humidité ne vient pas des parois.

Déshumidificateur, absorbeur chimique ou naturel

Quand ouvrir les fenêtres ne suffit plus, place aux “pompes à eau” !

Déshumidificateur électrique :

  • Fonctionne comme un mini-climatiseur : il condense la vapeur sur un serpentin froid.
  • Très efficace pour assécher rapidement une pièce.
  • Parfait en appoint : cave, buanderie, salle de bain aveugle.
  • Comptez 100 à 300 € selon la puissance.

Absorbeurs chimiques :

  • Pastilles ou granulés qui captent l’eau.
  • Dépannent dans un placard, un camping-car… pas dans un séjour de 40 m².

“Recettes maison” : charbon actif, quelques plantes dépolluantes… utiles pour la qualité de l’air, pas pour abaisser 20 points d’humidité.

Le déshumidificateur rend de fiers services, mais n’oublions pas : il traite la conséquence, pas la cause.

Régulation du chauffage et maintien d’une température stable

Le chauffage fait-il baisser l’humidité ? Oui… et non.

  • Air plus chaud = capacité de stockage d’eau plus élevée → HR baisse un peu.
  • Murs plus chauds = moins de condensation.

Passer de 18 à 20 °C peut gagner quelques points, mais ne retire pas l’eau de l’air. Sans renouvellement, la vapeur reste. Donc :

  • Stabilisez la température (19–21 °C dans les pièces de vie).
  • Évitez les yo-yo de chauffage.
  • Couplez toujours chaleur et ventilation.

Stratégies durables : ventilation, isolation et étanchéité

Choisir la VMC adaptée : simple flux, double flux, hygroréglable

La ventilation mécanique contrôlée reste la voie royale pour maintenir une hygrométrie saine.

Simple flux : extrait l’air humide des pièces d’eau, l’air neuf entre par les grilles des fenêtres. Simple et efficace si bien entretenu.

Simple flux hygroréglable : les bouches s’ouvrent plus ou moins selon l’humidité. On aère mieux, on chauffe moins.

Double flux : l’air entrant est préchauffé par celui qui sort, jusqu’à 70–90 % de chaleur récupérée. Budget plus élevé, mais confort et économies d’énergie.

Bien réglée, une VMC maintient l’humidité entre 45 et 55 %, tout en évacuant CO₂, odeurs et polluants.

Isolation des parois et traitement des ponts thermiques

Évacuer l’air humide ne suffit pas ; il faut aussi chauffer les surfaces.

Isolation : murs (intérieur ou extérieur), combles, toit. Choisir les bons matériaux et poser le pare-vapeur côté chaud.

Ponts thermiques : jonctions dalle/mur, linteaux, menuiseries. L’isolation par l’extérieur est souvent la plus radicale pour les supprimer.

Dès que les parois ne descendent plus sous le point de rosée, les moisissures n’ont plus d’accroche, même à 60–65 % HR.

Gestion des remontées capillaires et traitement des murs humides

Mur humide ? On sort l’artillerie lourde.

  • Diagnostic avec hygromètre de contact, caméra thermique, sondes.
  • Remontées capillaires : injections de résine, drainage, enduits respirants.
  • Infiltrations : toiture, chéneaux, joints de façade, terrasses à reprendre.

Investissement certain, mais parfois la seule voie pour casser le cercle vicieux : murs trempés → air saturé → dégradations.

Checklist d’entretien et bonnes habitudes au quotidien

Entretien régulier des bouches et gaines de ventilation

Une VMC encrassée et l’humidité grimpe aussitôt.

  • Lavez les bouches d’extraction tous les 3–6 mois.
  • Dépoussiérez les entrées d’air au-dessus des fenêtres.
  • Vérifiez qu’aucun meuble ne bloque la circulation.
  • Contrôle pro du groupe et des gaines tous les 3–5 ans.

Coupure totale de la VMC ? Mauvaise idée : l’humidité revient en quelques jours.

Surveillance saisonnière de l’hygrométrie

Gardez un œil sur le taux.

  • Un hygromètre dans la pièce de vie, un autre dans la zone la plus humide.
  • Petits relevés aux changements de saison ou après de longues pluies.
  • Plusieurs jours au-delà de 60–65 % ? On réagit.

Bonnes pratiques de séchage du linge, cuisson et salle de bain

Quelques réflexes simples font gagner 5 à 10 points d’humidité.

  • Linge : pas dans le séjour. À défaut, pièce ventilée, porte fermée. Sèche-linge évacué dehors si possible.
  • Cuisine : couvercles sur les casseroles, hotte en marche, aérer après cuisson.
  • Salle de bain : VMC ou extracteur pendant la douche + 15 minutes, porte close, parois essuyées.

Mises bout à bout, ces petites manœuvres peuvent ramener 70 % à 55–60 %.

FAQ express sur l’humidité intérieure

Quel est le taux d’humidité idéal dans une maison ou une chambre ?

L’idéal se situe entre 40 et 60 % HR à 19–21 °C. Dans les chambres, visez plutôt 50–55 %, jamais plus de 60 % pour dormir sereinement.

Un taux de 65–67 % est-il acceptable ?

Supportable quelques heures (après une douche, un orage), oui. Mais si la valeur reste bloquée plusieurs jours, on parle déjà d’excès d’humidité. Il est temps d’agir.

Un taux à 70 % est-il dangereux ?

Pas de panique immédiate, mais sur la durée, oui : acariens, moisissures, allergies, dégradation des matériaux… Le signal d’alarme est clair.

Le chauffage suffit-il à régler le problème ?

Il fait baisser la pourcentage d’humidité relative, sans retirer l’eau de l’air. Sans ventilation, les polluants et la vapeur restent. Chauffage et renouvellement d’air sont indissociables.

Comment être sûr que mon hygromètre est bien placé ?

À hauteur d’homme (1,2–1,5 m), loin des sources de chaleur, des vitrages ensoleillés et des murs froids. Un contrôle croisé avec un second appareil règle les doutes.

Quelles actions pour tomber sous 60 % puis y rester ?

En urgence : aération courte et efficace, VMC en marche, limitation des apports d’eau, déshumidificateur d’appoint. Sur le long cours : VMC performante, isolation soignée, traitement des murs humides, suivi régulier de l’hygrométrie.

L’humidité joue-t-elle sur la facture énergétique ?

Oui : un air humide paraît plus froid, on pousse le thermostat. De plus, des murs gorgés d’eau transfèrent la chaleur plus vite vers l’extérieur. Un air sain, c’est aussi une facture de chauffage allégée.

Quels travaux si l’humidité vient des murs ou du sol ?

Diagnostic pro, injections anti-capillarité, drainage, reprise d’étanchéité extérieure, isolation adaptée. Objectif : assécher les parois pour assainir l’air… et la maison.

À retenir : votre plan d’action si la maison est à 70 % d’humidité

  • 1. Mesurer : vérifier l’hygromètre, relever plusieurs pièces et moments, noter la température.
  • 2. Agir tout de suite : aérer, faire tourner la VMC, limiter linge et vapeur, sortir le déshumidificateur.
  • 3. Chercher la cause : simple condensation ou murs humides ? Inspecter isolation, toiture, plomberie.
  • 4. Miser sur le long terme : VMC moderne, isolation des parois et ponts thermiques, traitement des remontées capillaires si besoin.

Un hygromètre fiable, une semaine de relevés, puis ce plan d’action : voilà de quoi ramener votre logement sous la barre des 60 % et respirer, enfin, un air sain.

Questions fréquentes sur le taux d’humidité dans une maison

Quel est le taux d’humidité à ne pas dépasser dans une maison ?

Le taux d’humidité idéal dans une maison se situe entre 40 % et 60 %. Au-delà de 60 %, des problèmes comme les moisissures et les acariens peuvent apparaître, surtout à partir de 70 %, ce qui est considéré comme trop élevé.

Est-ce qu’un taux d’humidité de 67 % est acceptable pour une chambre ?

Non, un taux d’humidité de 67 % est trop élevé pour une chambre. Idéalement, il devrait être compris entre 50 % et 55 %, avec un maximum de 60 % pour éviter les risques pour la santé et les problèmes de moisissures.

Est-ce qu’un taux d’humidité de 65 % est normal ?

Un taux d’humidité de 65 % est légèrement au-dessus de la zone de confort recommandée (40 % à 60 %). À ce niveau, il est conseillé d’agir pour éviter les moisissures et les problèmes respiratoires.

Le chauffage réduit-il le taux d’humidité dans une maison ?

Oui, le chauffage peut réduire le taux d’humidité en asséchant l’air. Cependant, il est important de ventiler régulièrement pour éviter une sécheresse excessive et maintenir un bon équilibre hygrométrique.

Comment mesurer précisément le taux d’humidité dans une maison ?

Utilisez un hygromètre numérique fiable avec une précision de ±2–3 %. Placez-le à 1,2–1,5 m du sol, loin des radiateurs et fenêtres, pour obtenir une mesure représentative.

Quels sont les risques d’un taux d’humidité de 70 % ?

Un taux d’humidité de 70 % favorise la prolifération des acariens, les moisissures et les problèmes respiratoires. Il peut également endommager les murs, les meubles et les matériaux de construction.

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