Cette nouvelle règle sur les radiateurs va faire exploser la facture d’électricité de millions de foyers français

Une nouvelle disposition légale va bouleverser les habitudes de chauffage des foyers français. D’ici quelques années, chaque radiateur – qu’il soit installé dans un studio étudiant ou dans une vaste maison familiale – devra être équipé d’un dispositif de régulation individuel. Pour les particuliers, l’enjeu se chiffre en centaines, voire milliers d’euros. Comprendre les contours de cette règle devient donc essentiel pour anticiper les dépenses et adapter sa stratégie de chauffage.

Une révolution réglementaire pour chaque radiateur

Un décret paru récemment impose qu’à l’horizon 2030, l’ensemble des radiateurs installés sur le territoire national disposent d’un thermostat programmable ou connecté. Jusqu’à présent, un thermostat central suffisait ; désormais, la régulation devra être individualisée appareil par appareil.

Objectifs annoncés :

  • Réduire la consommation d’énergie en évitant la surchauffe des pièces inoccupées.
  • Diminuer les émissions de CO₂ liées au secteur résidentiel, qui représente près d’un quart des rejets nationaux.
  • Améliorer la sécurité grâce à un contrôle plus fin des températures.

Qui doit se mettre en conformité ?

  • Propriétaires occupants et bailleurs, qu’il s’agisse d’une maison individuelle, d’un appartement ou d’un immeuble complet.
  • Syndics de copropriété et gestionnaires d’immeubles collectifs.
  • Locataires : le coût initial incombe généralement au propriétaire, mais il peut se répercuter sur les charges ou le loyer.

Même les bâtiments anciens, construits bien avant les normes actuelles, sont tenus de se mettre à jour ; aucune dérogation permanente n’est prévue.

Combien cela va-t-il coûter ?

Le prix d’un thermostat varie selon les fonctionnalités :

  • Entrée de gamme (simple réglage horaire) : environ 120 € à 180 €.
  • Modèle intermédiaire (programmation hebdomadaire, détection d’ouverture de fenêtre) : 200 € à 250 €.
  • Version connectée (pilotage via smartphone, apprentissage des habitudes) : autour de 300 €, parfois plus.

À ces montants s’ajoutent les frais de pose, estimés entre 50 € et 80 € par radiateur pour un installateur qualifié.

Exemple : dans un appartement de 5 radiateurs, dont l’occupant opte pour un modèle connecté à 300 €, la dépense totale peut atteindre :

• Matériel : 5 × 300 € = 1 500 €

• Main-d’œuvre (moyenne 60 €) : 5 × 60 € = 300 €

• Dépense globale : 1 800 €

Étude de cas : budgets comparés selon la taille du logement

  • Studio avec 2 radiateurs : 2 × 200 € (thermostats milieu de gamme) + 2 × 60 € de pose ≈ 520 €.
  • T3 familial (4 radiateurs) : 4 × 250 € + 4 × 60 € ≈ 1 240 €.
  • Maison de 120 m² (8 radiateurs) : 8 × 300 € + 8 × 70 € ≈ 2 960 €.

De nombreux ménages devront jongler avec leurs finances pour absorber cet investissement dans un contexte de hausse généralisée des coûts de l’énergie.

Pourquoi l’État mise-t-il sur cette technologie ?

  1. Gains d’efficacité : un réglage précis pièce par pièce peut réduire la consommation de 10 % à 15 % selon l’Agence de la transition énergétique.
  2. Réduction des pointes de demande : en hiver, le réseau électrique est fortement sollicité ; des chauffages mieux pilotés limitent les risques de surcharge.
  3. Transition écologique : chaque kWh économisé équivaut à environ 0,1 kg de CO₂ non émis. Sur 10 millions de logements, le potentiel d’économie dépasse le million de tonnes de CO₂ par an.

Comment amortir la dépense ?

  • Étaler les installations : profiter du délai jusqu’en 2030 pour changer progressivement les radiateurs.
  • Cibler en priorité les pièces les plus chauffées (salon, chambres) pour obtenir rapidement des économies.
  • Négocier des tarifs groupés : dans une copropriété, demander un devis global à un installateur peut réduire le coût unitaire.
  • Optimiser l’usage : régler à 19 °C dans les pièces de vie, 17 °C dans les chambres et 21 °C dans la salle de bain uniquement lors de l’utilisation.
  • Surveiller la consommation : la plupart des thermostats connectés affichent les kWh consommés, un bon moyen de repérer les dérives.

Calendrier et points clés à retenir

  • L’obligation d’équiper chaque radiateur d’un thermostat programmable ou connecté est fixée à 2030.
  • Les aides publiques dédiées à cet achat ont disparu : la charge financière repose principalement sur les propriétaires.
  • Un foyer de taille moyenne peut débourser plus de 1 000 € pour se mettre en règle, mais les économies d’énergie futures peuvent compenser sur 4 à 6 ans.
  • Plus l’installation est anticipée, plus il est facile de planifier et de négocier les coûts.

En somme, cette nouvelle exigence s’inscrit dans une stratégie de maîtrise de l’énergie à long terme. Bien qu’elle représente un investissement conséquent, elle offre aussi la perspective de factures de chauffage allégées et d’un habitat plus respectueux de l’environnement. Rester informé, comparer les devis et adopter dès maintenant les bons réflexes de chauffage permettront d’aborder cette transition en toute sérénité.

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