Chauffage : « Les 19 °C, c’est dépassé » : des spécialistes dévoilent les nouvelles températures idéales pièce par pièce pour faire des économies

L’hiver approche à grands pas et, au-delà de la traditionnelle chasse au pull, une question brûle les lèvres : comment conserver une atmosphère agréable chez soi sans voir la facture d’énergie s’envoler ? Pendant près d’un demi-siècle, la consigne de chauffer son intérieur à 19 °C a fait figure de référence. Or, avec la rénovation thermique des bâtiments et l’arrivée de technologies plus performantes, cette limite est devenue obsolète. Des experts en efficacité énergétique plaident désormais pour une approche plus nuancée, fondée sur la fonction de chaque pièce et le mode de vie des occupants.

Pourquoi la règle des 19 °C appartient au passé

  • Isolation renforcée : les logements contemporains disposent de fenêtres à double ou triple vitrage, de murs doublés et de toitures bien isolées. Dans ces conditions, un degré supplémentaire ne se traduit plus automatiquement par une explosion de la consommation.
  • Confort physiologique : à 20 °C, le corps humain stabilise plus facilement sa température interne, surtout lorsque l’on passe de longues heures assis, par exemple en télétravail. Un logement trop frais oblige l’organisme à produire davantage de chaleur, d’où une sensation d’inconfort et une fatigue plus rapide.
  • Gestion de l’humidité : maintenir l’air intérieur légèrement plus chaud limite la condensation sur les murs et les fenêtres, réduisant ainsi les risques de moisissures et d’allergies.
  • Évolution des usages : télétravail, loisirs numériques et salles de bains transformées en véritables espaces bien-être exigent des températures adaptées à des activités de plus en plus sédentaires.

Les nouvelles températures idéales pièce par pièce

Pour optimiser à la fois le confort et les économies, les spécialistes recommandent de moduler le chauffage selon les espaces :

  • Salon, séjour, cuisine ouverte : 20 °C
    Exemple concret : dans un appartement de 70 m² bien isolé, passer de 19 °C à 20 °C dans la pièce de vie augmente la dépense annuelle d’environ 40 kWh, soit moins de 10 € sur une facture moyenne – un surcoût largement amorti par le gain de confort.
  • Chambres : 16 à 18 °C
    Un organisme repose plus facilement lorsque la température est légèrement inférieure au reste du logement. Des études montrent qu’un dormeur perd en moyenne 0,3 °C de température corporelle la nuit ; une pièce plus fraîche accélère le processus d’endormissement et améliore la qualité du sommeil paradoxal.
  • Salle de bains : 22 °C
    Sortir de la douche dans une pièce trop froide provoque un choc thermique. Avec 22 °C, on réduit les risques de vasoconstriction et on limite la sensation de froid intense, surtout chez les jeunes enfants et les personnes âgées.
  • Couloirs, entrées et zones de passage : 17 °C
    Tout en maintenant ces zones hors-gel, on évite de gaspiller l’énergie dans des espaces où l’on ne fait que transiter.

Impact financier : ce qu’un seul degré peut changer

  • Chaque degré supplémentaire représente environ +7 % de consommation énergétique. Inversement, abaisser la température d’une pièce où la chaleur n’est pas indispensable permet une économie comparable.
  • Le chauffage représente en moyenne 65 % de la dépense énergétique d’un foyer français. Jouer sur la température pièce par pièce peut réduire la facture annuelle de 10 à 15 %.
  • Dans une maison de 100 m² chauffée au gaz, descendre les chambres de 20 °C à 17 °C tout en maintenant 20 °C dans la pièce de vie peut économiser près de 150 € par an.

Thermostats intelligents : la technologie au service des économies

Les thermostats connectés révolutionnent la gestion du chauffage :

  • Programmation horaire : il est possible d’abaisser automatiquement la température durant les heures d’absence ou la nuit, puis de réchauffer la pièce avant le retour des occupants.
  • Détection de présence : certains modèles utilisent des capteurs ou le géofencing pour adapter la chauffe en temps réel, évitant de chauffer inutilement un logement vide.
  • Rapports de consommation détaillés : suivre les kWh utilisés chaque jour encourage des gestes éco-responsables et permet d’identifier les dérives.
  • Économies mesurées : plusieurs études estiment qu’un thermostat intelligent peut réduire la facture de chauffage de 10 à 15 %, soit l’équivalent de deux mois de chauffage offerts par an.

Conseils pratiques pour aller plus loin

  • Entretenir les radiateurs : purger un radiateur à eau ou dépoussiérer un convecteur électrique améliore l’échange thermique.
  • Fermer les volets la nuit : un simple geste qui limite les déperditions et peut gagner 1 °C sans coût supplémentaire.
  • Utiliser des tapis et rideaux épais : en réduisant l’effet de « mur froid » et de plancher glacé, on accroît la sensation de chaleur sans élever la température ambiante.
  • Aérer régulièrement : 5 minutes suffisent pour renouveler l’air sans refroidir les murs, tout en évacuant l’humidité qui peut accentuer la sensation de froid.

En conclusion

La règle des 19 °C, héritée d’une époque où les logements étaient moins performants, ne répond plus aux besoins actuels. Adopter une gestion fine de la température, adaptée à chaque pièce, permet de conjuguer confort, santé et économies. Grâce à l’isolation moderne et aux outils connectés, atteindre le juste équilibre thermique n’a jamais été aussi simple. L’essentiel est de repenser ses habitudes : la chaleur doit être là où l’on vit, pas là où l’on passe.

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